Un premier refus
Voilà environ 3 semaines un de nos adhérents contactait par courriel notre association locale afin de solliciter notre avis et intervention dans le différend qui l’opposait à son concessionnaire VW
En effet, propriétaire d’un véhicule VW Touran âgé de neuf ans (2016) et totalisant un kilométrage relativement faible pour cet âge (132000) -outre le fait que celui-ci était privé de son véhicule depuis plus d’un mois !- le chef d’atelier de cette concession lui avait annoncé une bien mauvaise nouvelle : après recherche de l’origine de la panne rencontrée, le boitier mécatronique qui pilote la boite à vitesses automatique DSG7 (DQ200) devait être changé.
Le devis présenté, d’un montant de 3320 €, contrariait, à juste titre, notre adhérent. D’autant que le responsable qui lui annonça la mauvaise nouvelle couronnait celle-ci d’une autre annonce :
« le constructeur ne fera aucun geste de participation à cette dépense compte-tenu du kilométrage et de l’âge de votre voiture »
L’action de l’UFC Que Choisir
Mais à l’UFC Que Choisir on aime bien les causes annoncées comme perdues. En possession de tous les documents fournis par notre adhérent (factures d’entretien notamment) un courrier était adressé au Service Relation Clientèle de VOLSKWAGEN.
Il y était fait observé que :
- le véhicule en cause avait toujours été entretenu dans le réseau VW
- cette défaillance du boitier mécatronique était connue du réseau et qu’elle s’assimilait à un vice caché tel que l’article 1641 du code civil le cerne « le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l’usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage que l’acheteur ne l’aurait pas acquise, ou n’en aurait donné qu’un moindre prix, s’il les avait connus . »
- selon, les informations détenues par notre association, que le constructeur avait adressé à partir de février 2014 aux concessionnaires des consignes officielles concernant l’octroi d’une participation commerciale lors du remplacement de l’embrayage ou de la mécatronique.
Par retour, Le constructeur accordait à notre adhérent une prise en charge à hauteur de 30 % de la dépense à venir. L’âge et le kilométrage du véhicule concerné ont vraisemblablement été, tout de même, des facteurs réduisant la prise en charge.
Informé de cette réponse positive, notre adhérent acceptait sans attendre cette proposition.
B.P
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