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Et pourtant tout était si parfaitement planifié

et pourtant

Tout avait bien commencé

L’état de santé de ce patient encore jeune a nécessité l’intervention à domicile d’une équipe mobile de soins palliatifs dont la mission est de venir en appui du médecin traitant dans une collaboration entre professionnels généraliste et spécialiste pour la prise en charge la plus adaptée eu égard à la pathologie du patient.

Ce dispositif trouve toutefois ses limites lorsque la sécurité et la prise en soin du malade nécessitent l’accueil dans un service hospitalier adapté, ce qui fut proposé et accepté par le patient , en souhaitant reporter de 24h son admission afin d’avoir le temps de s’organiser au plus vite. Aucun problème pour ce faire, puisque il était en tout état de cause attendu dans le service.

Les professionnels se renvoient la « balle »

Très rapidement son état de santé se détériorant, il a paru préférable de faire appel au SAMU pour un transport du domicile au lieu d’hospitalisation adapté , distants de 1,5 km.
Malgré l’argumentaire insistant du médecin, le SAMU a déclaré que transport en direction d’un service de soins palliatifs ne relevait pas de son domaine de compétences.

Compte tenu de la fragilité du patient il n’était pas approprié de faire appel aux pompiers qui soit auraient renvoyé vers le Samu, soit auraient accompagné le patient à un service d’urgence hospitalier ouvrant le risque d’une perte de chance compte tenu de son état sanitaire .

Il fut donc décidé d’opter pour un appel à un service ambulancier ; une fois en présence du patient les ambulanciers ce sont déclarés incompétents pour assurer ce transport en direction du service de soins palliatifs compte tenu de son état de santé dégradé.
Que faire alors compte tenu que l’établissement accueillant, n’étant pas un service ambulancier, il n’est pas agrée pour posséder sa propre ambulance ?

La famille contrainte à se substituer aux professionnels

C’est sa famille qui au bout de tous les espoirs , a procédé elle-même à son transport dans un confort aussi précaire qu’inadapté à son état, traversée par toutes les angoisses et la responsabilité de ne pouvoir aboutir.
Voilà donc l’improbable situation d’un patient pris en charge efficacement à domicile mais qui pour des raisons de champ d’intervention , de règlementation dite protectrice , en l’absence de toute logique a tout à coup été projeté dans l’immédiateté d’un pronostic vital engagé.

 

P.G

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