Un consommateur n’aurait pas dû se retrouver à payer plus que ce qui avait été convenu chez le garagiste. Pourtant, c’est ce qui est arrivé à notre adhérent à cause d’un litige l’opposant une société de recouvrement. Une situation injuste, d’autant plus que le garage lui avait affirmé qu’il paierait moins cher son loyer de sa voiture financée en LOA (Location avec option d’achat). Voici comment l’UFC Que Choisir Aix-en-Provence est intervenue pour débloquer la situation.
Une modification de contrat qui n’est pas appliquée
Notre adhérent a acheté sa voiture avec un financement LOA, le 30 novembre 2023. Le garagiste lui a annoncé un loyer mensuel de 150,36 € pour un forfait de 60 000 kilomètres.
Le jour du 17ème loyer, soit le 30/03/2025 il lui a été proposé de passer à 20 000 km pour un loyer de 74.96 euros. Il a accepté.
En juillet 2025, notre adhérent constatait toujours un prélèvement de 150,36 €. L’entreprise n’avait jamais appliqué le contrat.
Notre adhérent a tenté à plusieurs reprises de joindre le service de financement et malheureusement, ses appels sont restés sans réponse.
L’adhérent saisit l’UFC-Que Choisir d’Aix en Provence.
Face au silence du professionnel, l’adhérent décide de solliciter notre association.
Nous avons écrit et appelé jusqu’à deux fois par semaine le service de financement, afin d’obtenir des explications et une régularisation de la situation.
Après de nombreux échanges, l’entreprise a reconnu une erreur de prélèvement. Elle a évoqué un simple « bug informatique » et a promis une correction rapide. Pourtant, rien n’a été fait.
Des explications contradictoires qui aggravent la situation
Au fil des semaines, l’association a continué à appeler plusieurs fois par semaine. Les seules réponses obtenues étaient incohérentes. Les interlocuteurs se renvoyaient la responsabilité et affirmaient ne pas comprendre le dossier.
En octobre 2025, la société a finalement reconnu que les informations données en juillet étaient fausses.
L’entreprise a alors expliqué qu’elle avait proposé l’offre à 74,96 € à notre adhérent sans vérifier que son véhicule avait déjà dépassé les 20 000 km.
Le responsable nous a alors affirmé qu’ils allaient rectifier l’erreur et proposé un contrat à 30 000 kilomètres plus adapté. Encore une fois, rien n’a été fait.
Une issue favorable après dix mois de démarches
La situation ne s’arrangeant pas, notre association a intensifié ses démarches, en évoquant même des poursuites judiciaires. Cette pression a permis de débloquer la situation. Un responsable a finalement proposé un nouveau contrat LOA adapté à 30 000 kilomètres.
Cette fois ci, l’entreprise a respecté son engagement. Notre adhérent a obtenu la mise à jour de son contrat et le remboursement du trop-perçu après plus de dix mois d’attente.
V.B
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